Thursday, July 22, 2010
Tuesday, July 20, 2010
Gordon Lish talks
Great new interview with Gordon Lish over at BOMBlog.
Excerpt:
"BCE: I know you read DeLillo and McCarthy all the time. Would you be prepared to comment on that?
GL: I am always prepared to comment on DeLillo and McCarthy—much in the same way, if not entirely in the same way as I would be prepared to comment on myself. They are geniuses. My mother and my father wanted for me to be a genius. So did I. When I found out a couple of days ago that I couldn’t be I made up my mind to stick as close as I could to those who were. A feat, a procedure one finds one can accomplish, on the cheap by reading. And by reading. And by reading. So I pick up the books of these two writers every day that I am not otherwise busy with the genius of certain women I know and certain children and grandchildren I’m tickled to have."
Be sure to check out Lish's new book of collected fictions.
Monday, July 5, 2010
Kitty Snacks contributors (Mary Miller & John Brandon) signing at Square Books in Oxford, Mississippi July 12 & 14
Kevin Sampsell (A Common Pornography) and Claudia Smith (Put Your Head in My Lap) will also be reading with Mary at the event. For more info go here.
John Brandon will be reading from his new book, Citrus County, on Wednesday, July 14. Joining him will be Jack Pendarvis--both dudes have been published in previous issues of Kitty Snacks magazine. John's book Citrus County was recently picked for the Rumpus Book Club. Check out an interview with John here.
Wednesday, June 30, 2010
Barry Hannah in French
"Things black, things cowboy, things Southern seem to be very special in France now. I have no idea how to market myself, but if I were a real cynic I would probably get on a Lash La Rue outfit, be a cowboy writer, and make a lot of jack. My French reception seems solid. I’ve had good reviews. I’ve only had one book, my last collection, Bats Out of Hell, translated—which took three years. The French translator gave up on about three stories. He thought that they were so Southern that there was no way to idiomize them—which shocked me because I thought I wrote pure American, but I still must be really Southern. I was on the French “Tonight Show,” and my publisher is Gallimard, so I’ve got all the outlines of looking good in France."
-Barry Hannah in an interview with the Mississippi Review (1996)
C'est sans doute pour rendre le voisinage encore plus évident qu'en 1973, il remporte le prestigieux prix Faulkner avec son premier roman Geronimo Rex. ... Lire la suite
Et c'est sans doute aussi pour rendre hommage à son glorieux voisin que les quinze nouvelles de La tête à l'envers se déroulent dans le Mississippi, l'Alabama, la Géorgie, l'Arkansas et le Kentucky, comme un panorama de l'horizon sudiste. Rendre compte de quinze nouvelles aussi denses, noires, tordues, d'un existentialisme grimaçant et qui parlent d'une Amérique dont l'héroïsme se réduit à une horde de menteurs et de lâches minés par l'alcoolisme, le vide et le sentiment de n'être jamais à sa place est une gageure qu'il serait vain de relever.
La lecture de La tête à l'envers laisse l'impression d'avoir assisté à une parade de paraboles, une succession de dix mille phrases étranges et merveilleuses où la violence exulte dans une joie et une bonne humeur d'autant plus surprenantes qu'on se demande, lecture faite, comment on a bien pu se laisser aller à rire d'un monde aussi désespérément condamné à une médiocrité quasi surnaturelle. Une telle amertume serait difficile à avaler sans le soutien d'un cordial si l'écriture de Barry Hannah n'était aussi souvent habitée par la grâce, qui drape l'enfer d'un humour féroce séduisant comme une robe de soie doublée de barbelés.
-Barry Hannah in an interview with the Mississippi Review (1996)
Barry Hannah vit à Oxford (Mississippi), qui est aussi la ville de Faulkner.
Et c'est sans doute aussi pour rendre hommage à son glorieux voisin que les quinze nouvelles de La tête à l'envers se déroulent dans le Mississippi, l'Alabama, la Géorgie, l'Arkansas et le Kentucky, comme un panorama de l'horizon sudiste. Rendre compte de quinze nouvelles aussi denses, noires, tordues, d'un existentialisme grimaçant et qui parlent d'une Amérique dont l'héroïsme se réduit à une horde de menteurs et de lâches minés par l'alcoolisme, le vide et le sentiment de n'être jamais à sa place est une gageure qu'il serait vain de relever.
La lecture de La tête à l'envers laisse l'impression d'avoir assisté à une parade de paraboles, une succession de dix mille phrases étranges et merveilleuses où la violence exulte dans une joie et une bonne humeur d'autant plus surprenantes qu'on se demande, lecture faite, comment on a bien pu se laisser aller à rire d'un monde aussi désespérément condamné à une médiocrité quasi surnaturelle. Une telle amertume serait difficile à avaler sans le soutien d'un cordial si l'écriture de Barry Hannah n'était aussi souvent habitée par la grâce, qui drape l'enfer d'un humour féroce séduisant comme une robe de soie doublée de barbelés.
Tuesday, June 29, 2010
Subscribe to:
Posts (Atom)









